Le stade de la Licorne

Le Stade de la Licorne offre des conditions de jeu, d’entraînement et d’accueil du public exceptionnelles. 12 000 places assises et couvertes, luminosité éclatante renvoyée par la blancheur des structures aériennes, équipements annexes remarquables (sauna, piscine, salle de musculation et de remise en forme), espace partenaire (avec salle de réception), loges. Tout a été pensé pour permettre un accueil optimal des acteurs et des spectateurs de ce lieu de vie magnifique.

Comme dans de très nombreux stades Outre-Manche, le Stade de la Licorne a opté pour la suppression totale des grillages. En effaçant ainsi toutes les barrières entre le public et les joueurs, cela renforce la dimension de convivialité et de confort omniprésente dans tout le Stade. Enfin cette absence de grillages participe aussi à l’esthétique des gradins.

Le Stade de la Licorne fut inauguré le 24 Juillet 1999, à l’occasion de la finale du Trophée des Champions, qui opposa Nantes aux Girondins de Bordeaux (victoire de Nantes 1 à 0).

Les chiffres :

Places assises : 12 097, dont 41 réservées aux personnes à mobilité réduite
Capacité maximum : 20 000 places (extension par ajout de tribunes supérieures)
Superficie totale du Stade: 155 066 m2;
Places de parking : 1 662
Surface vitrée : 14 000 m2; de verre feuilleté, soit 7 000 plaques de verre
Eclairage : 96 projecteurs de 2 000 watts chacun
Record d’affluence : 11837 spectateurs (2008 : ASC / PSG ½ finale de la Coupe de France)

Accès et plan :

Adresse : Stade de la Licorne
Rue du Chapître
80 016 Amiens

Par avion : aéroport de Paris Beauvais (à 60 km) Aéroport de Roissy (à 160 km)
Par autoroute : – depuis Paris / Lille : A 1 puis A29, rocade sud, A16 sortie Amiens Ouest / Amiens Centre
– depuis Reims : A29, rocade sud, A16 sortie Amiens Ouest / Amiens Centre
– depuis Rouen : A28, A16 sortie Amiens Ouest / Amiens Centre
En train : Gare du Nord d’Amiens (à 3 km) Gare TGV Haute Picardie (à 40 km)

Source : Amiens SC Football

Le Zénith d’Amiens

Le Zénith d’Amiens est une salle de spectacle située à proximité immédiate du centre des expositions de Mégacité, de l’hippodrome et du stade de la Licorne.

La construction du Zénith d’Amiens a débuté en mai 2006. Terminé courant juillet 2008, il est devenu le 16e Zénith de France, juste après celui de Strasbourg, inauguré le 3 janvier 2008 et réalisé par le même architecte, Massimiliano Fuksas.

La construction devait durer initialement 18 mois pour une salle livrée en novembre 2007, la présence d’un sol relativement marécageux a augmenté le délai de 7 mois. Le coût total s’élève à 26 664 451 euros.

Le Zénith d’Amiens peut accueillir 6 000 personnes en configurant la salle de manière à utiliser les gradins pour les places assises et le parterre pour les places debout ou 4 334 personnes en configuration tout-assis.

Il est multiforme et variable (scène amovible, nombre de places variable, possibilité d’y installer une patinoire pour les spectacles de type Holiday on Ice).

– Emprise du bâtiment : 6 800 m2
– Hall d’entrée du public : 2 000 m2
– Salle de spectacle : 4 000 m2, dont un parterre pour le public de 500 m2
– Scène : 450 m2 (30 m x 15 m) réglable en hauteur entre 1,80 et 2,50 m
– Dimension de l’ellipse formée par la toile sur la charpente métallique : 95 m par 110 m
– Hauteur moyenne du bâtiment : 22 m
– Sommet du dôme : 24 m
– Toile : 5 500 m2 soit 180 laies verticales de toile rouge d’une hauteur moyenne de 16 m
– Coque béton circulaire : 18 m de haut et 80 m de diamètre

Le Zénith se trouve dans le quartier Renancourt d’Amiens, sur l’avenue de l’hippodrome. Cet endroit regroupe un certain nombre de lieux de spectacles (stade de la Licorne, Hippodrome, Mégacité).

– En voiture : Le Zénith est accessible par l’autoroute A16, sortie Amiens Ouest / Amiens Centre ou par le
centre-ville par l’avenue de l’hippodrome.
– En bus : Ligne 7 direction Pont de Metz, arrêt Mégacité
– En train : La gare Saint-Roch est assez proche du Zénith pour les trains en direction de Rouen ou Abbeville. Pour
les autres trains, il faudra descendre à la gare d’Amiens puis prendre le bus ligne 7 (direction Pont de Metz), cette
ligne de bus dessert également la gare Saint-Roch

 

Le Zénith dispose d’un important parking en plein-air commun avec Mégacité et le Stade de la Licorne.

Source : WikipédiaSite du Zénith

La Cathédrale Notre Dame d’Amiens

La cathédrale Notre-Dame d’Amiens est la plus vaste de France par ses volumes intérieurs (200 000 m3). Avec les cathédrales de Chartres et de Reims, elle est considérée comme l’archétype du style gothique classique, comprenant aussi des éléments des phases suivantes du style gothique, du gothique rayonnant (notamment le chevet) et du gothique flamboyant (notamment la grande rosace de la façade occidentale, la tour nord et les stalles). Sa longueur hors oeuvre est de 145 mêtres et sa hauteur sous voute de 42,30 mètres (proche du maximum supportable pour cette architecture).

Monument historique en France, depuis 1862, elle est inscrite depuis 1981 au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les travaux de construction débutèrent en 1220 et la pose de la première pierre se déroula dit-on dans l’allégresse. Peu auparavant on avait reculé l’enceinte de la ville dont la population avait fort augmenté. En 1190, les remparts avaient été reculés A l’est et peu après en 1193, au sud. Les bâtisseurs bénéficiaient de ce fait d’un espace agrandi à l’intérieur de la nouvelle enceinte (dite de Philippe-Auguste) et purent ainsi prévoir un sanctuaire de dimensions gigantesques (145 mètres de long sur 70 de large au transept). Il fallut cependant détruire l’église Saint-Firmin-le-Confesseur qui occupait l’emplacement prévu pour le bras nord du transept, ainsi que l’Hôtel-Dieu qui aurait empêché la construction de la tour nord de la façade principale. Contrairement à la règle habituelle, les travaux commencèrent par la nef. La cathédrale continua pense-t-on à utiliser provisoirement le choeur de l’ancienne église romane.

En ce début du XIIIe siècle, période du règne de Philippe-Auguste, Amiens vivait en pleine prospérité. La ville profitait de la proximité des Flandres dont l’activité drapière était florissante, ainsi que des foires de Champagne toutes proches. Mais c’était le commerce de la guède ou pastel des teinturiers, utilisée pour la teinture des draps et cultivée dans la région, qui assurait à la bourgeoisie amiénoise la base de sa fortune. Amiens en avait le quasi-monopole et l’évéché d’Amiens participait à la prospérité générale. Les généreux donateurs ne manquaient pas, et les ressources de l’évéché lui permettaient de financer ce chantier gigantesque.

Robert de Luzarches étant décédé en 1222, ainsi d’ailleurs que l’évéque Evrard de Fouilloy, le nouvel évéque, Geoffroy d’Eu, confia la suite des travaux à Thomas de Cormont. Les dons affluaient de tous côtés et le chantier avançait rapidement de ce fait. En 1228, les murs de la nef atteignaient déjà le niveau de la naissance des voutes. Cette même année Renault de Cormont succéda à son père comme maître d’oeuvre. La nef fut achevée vers 1230.

Vers 1236, à la mort de Geoffroy d’Eu, la grande façade s’élevait déjà jusqu’aux corniches situées au-dessus de la rosace, et la base du transept était édifiée.

Le nouvel évèque Arnoult s’attela dès lors à l’édification du choeur, et on construisit les chapelles rayonnantes. Mais dès 1240, les travaux ralentirent, le budget étant épuisé. On put cependant terminer le déambulatoire, d’Arnoult fut inhumé en 1247.

Le nouvel évèque, Gérard de Coucy se soucia fort peu des travaux, lesquels se réduisirent à peu de choses entre 1247 et 1258. Cette année-là vit un incendie ravager les chapelles absidiales. Ce sinistre eut pour effet de fouetter l’ardeur des bâtisseurs et des bienfaiteurs, et les travaux reprirent à bon rythme jusqu’en 1269, année ou le choeur fut terminé. La cathédrale gothique était dès lors opérationnelle, bien que les tours ne soient pas terminées.

Près de deux décennies plus tard, l’évèque Guillaume de Mâcon fit encore élever une flèche (la premiére) et fit exécuter diverses petites modifications au niveau du choeur et du chevet. Ces travaux se terminèrent en 1288. Cette année là, le labyrinthe fut créé, toujours sous la direction de Renault de Cormont. 1288 est la date retenue pour la fin de l’édification de la cathédrale. Les tours de la façade occidentale n’étaient toujours pas terminées. Au total cependant, l’édification avait été assez rapide puisque l’essentiel était fait. Cela donne à Notre-Dame d’Amiens une unité architecturale qui n’existe que rarement chez ses rivales.

 

La construction de la cathédrale d’Amiens a été fort importante pour le développement de la rationalisation des chantiers médiévaux et la taille en série des pierres. Dès le début de la construction en effet, Robert de Luzarches avait conçu quatre types différents de pierres qui furent fabriquées en série. Les pierres utilisées provinrent surtout des grandes carrières de Picquigny qui appartenaient aux chanoines de cette paroisse. Un contrat datant de 1234 nous est parvenu et fait état de cinquante livres parisis pour onze ans à payer aux chanoines de Picquigny. Les pierres furent acheminées par bateau sur la Somme jusqu’à la ville d’Amiens. On utilisa aussi des pierres provenant des carrières de Croissy, Domélier et Bonneleau.

De 1290 à 1375, on construisit les chapelles latérales de la nef, non prévues dans le plan initial. Elles sont au nombre de onze, six au nord et cinq au sud, les plus anciennes à l’est, les dernières à l’ouest.

La tour sud de la cathédrale fut achevée en 1366 seulement. La tour nord posa quelques problèmes : en 1375, on dut construire une contre-butée à la tour nord, rendue nécessaire à cause de la déclivité du terrain. En 1385 se déroula en la cathédrale le mariage de Charles VI et d’Isabeau de Bavière. En 1402, le couronnement de la tour nord fut enfin réalisé.

En 1470, le duc de Bourgogne Charles le Téméraire, désireux de s’emparer d’Amiens avait installé son campement à Saint-Acheul. D’après Olivier de la Marche, il fut tellement ébloui par la grandeur de l’édifice qu’il interdit expressément à son artillerie de tirer sur le bâtiment.

En 1498, Pierre Tarisel était maitre des ouvrages de maçonnerie. Il s’aperçoit qu’une catastrophe imminente se prépare et va causer l’écroulement de la cathédrale. A l’époque on n’avait pas oublié le désastre survenu en 1298 à la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais, dont le choeur qui s’élevait à 47 mètres s’était écroulé. Des travaux d’urgence sont nécessaires et sont effectués pour renforcer les arcs-boutants de la nef et du transept. De plus, les gros piliers de la croisée du transept boudent sous l’effet de la poussée des grandes arcades s’élevant à 42,3 mètres. Dans un éclair de génie, il va alors cercler presque tout l’édifice d’un chaînage de fer fabriqué en Espagne, le meilleur de l’époque. Ce chaînage court dans le triforium de la nef et des transepts, encerclant presque tout l’édifice. Il est toujours en place aujourd’hui. Il ne fallut guère plus d’un an pour régler le problème. La cathédrale fut ainsi, non seulement sauvée à l’époque d’une destruction certaine, mais aussi rendue bien plus robuste pour les siècles à venir.

De 1508 à 1519 eut lieu la création des magnifiques stalles du choeur. Elles étaient au nombre de 120 à l’origine, il en reste 110 à ce jour.

En 1528, la flèche de la cathédrale ayant été détruite par la foudre, on procéda à l’édification d’une nouvelle, celle que nous connaissons aujourd’hui. Son sommet est à 112,70 mètres du sol.

La rosace occidentale, dont le sommet est situé à 42 mètres, fut refaite au XVIe siècle dans le style gothique flamboyant, cela sur ordre du maire de la ville.

Au XVIIIe siècle, on procéda à une refonte importante de la décoration du choeur. Ainsi le jubé, détruit en 1755, fut remplacé par une superbe grille “rocailles”, oeuvre de Jean Veyren d’après les plans de Michel-Ange Slodtz. Ce chef-d’oeuvre fut terminé en 1768. La clôture du choeur, du début du XVe siècle, fut en même temps détruite en grande partie. De superbes statues et une remarquable cathèdre baroque firent également leur apparition. Mais toutes ces innovations épuisaient le trésor, et de ce fait l’entretien de l’édifice était gravement négligé. Des réparations auraient du être faites au niveau des arcs-boutants du choeur, mais faute d’argent on laissa les choses s’aggraver.

A la Révolution, Notre-Dame d’Amiens a fort peu souffert comparativement à bien d’autres sanctuaires français. Les Amiénois réussirent à préserver leur patrimoine des atteintes des vandales de la Révolution, telles les troupes du conventionnel Joseph Lebon qui en 1793 exercèrent d’innommables cruautés en la ville voisine d’Arras. Il y eut bien quelques fleurs de lys, quelques croix et même quelques statues supprimées (notamment les dosserets fleurdelisés des stalles). Mais ce fut très marginal. Les grandes et petites statues des différents portails ainsi que celles de la galerie des rois restèrent donc intactes.

La cathédrale fut transformée en Temple de la Raison et de la Vérité. On peut voir aujourd’hui la statue de sainte Geneviève convertie en déesse Raison, sur l’autel de la chapelle du Puy Notre-Dame, à gauche dans le croisillon sud du transept.

Au XIXe siècle, Eugène Viollet-le-Duc, qui avait dressé un rapport alarmant sur l’état de la cathédrale, peu ou pas entretenue au cours du XVIIIe et du début du XIXe siècle, procéda à une restauration parfois controversée de l’édifice tout au long d’une période de 25 ans. Il y a en effet incorporé des éléments que le monument légué par le Moyen âge n’avait jamais possédés. Il ajouta ainsi, au sommet de la grande façade, une galerie visant à réunir les deux tours : la galerie des Sonneurs.

En juillet 1918, lors de la dernière offensive allemande à l’ouest, la cathédrale tomba sous le feu des troupes impériales allemande. Mais à la demande instante du pape Benoït XV, les Allemands cessèrent de prendre le sanctuaire comme cible. La cathédrale fut ainsi sauvée. Peu après l’armée allemande recula au loin, et tout rentra dans l’ordre.

En mai 1940, lors des bombardements allemands qui affectèrent gravement la ville, la cathédrale fut également quasi miraculeusement épargnée…

Samarobriva : Amiens chez les Gallo-Romains

Samarobriva est le nom de la ville d’Amiens à l’époque gallo-romaine qui signifie en gaulois Pont (briva) sur la Somme (Samara). Samarobriva est une des cités antiques les mieux connue de la Gaule belgique.

Samarobriva

Au moment de l’arrivée des Romains, la région était occupée par les Ambiens (une tribu gauloise).

Samarobriva entra dans l’Histoire grâce à Jules César qui nomma la ville dans son son ouvrage sur la Guerre des Gaules : De Bello Gallico et y s’arrêta pour l’hiver entre l’automne 54 av JC et le printemps 53 av JC.

Un camp militaire fut mit en place par Jules César et celui-ci y resta jusqu’aux premières années du règne d’Auguste.

Denier commémorant les conquêtes Gauloises de Jules César

Samarobriva a été construite sur le passage de la Via Agrippa de l’Océan qui reliait Lyon à Boulogne-sur-Mer, selon un plan en damier caractéristique des villes antiques : les rues se coupant à angle droit pour former des îlots d’habitations.

La ville se développa au Ier siècle et atteignit une superficie de 150 ha et une population de 15 000 habitants environ. La ville était devenu un carrefour commercial et a subit deux grands incendies, vers 80-95 et vers 160-1806.

Vers 260, Samarobriva perdit la moitié de sa population après plusieurs raids de marins saxons et francs et fut détruite par les invasions de Francs et d’Alamans en 275-276. La superficie de la ville se réduisit à 30 ha puis à 20 et sa population à 2 ou 3 000 habitants.

À la fin du IIIe siècle siècle, Samarobriva se protégea grâce à un rempart avec des murs de 10 m de haut et de 3,68 m d’épaisseur et devint une ville fortifiée et pris par la suite le nom d’Ambianorum. Puis au IVe siècle, la ville renforça son rôle militaire et devint une ville de garnison avec la création d’un corps de cavalerie cuirassée.

La partie la plus connue au sujet d’Amiens est celui de la Charité de Saint-Martin, légionnaire romain en garnison à Amiens en 334 ou 354. Il rencontra, à une des portes de la ville, un pauvre dénudé et grelotant de froid. Martin ému par cet homme qui demandait de l’aide, coupa sa chlamyde en deux et en donna une moitié au mendiant devant les moqueries des passants. La nuit suivante, le Christ apparut en songe à Martin qui se convertit peu après au christianisme.

Saint Martin de Tours appelé aussi Martin le Misericordieux

Les monuments importants de la ville de l’époque furent : un Forum (320 m x 125 m) allant de l’actuel hôtel-de-ville à l’actuel palais de justice, des Thermes romains de la rue de Beauvais, rue Saint-Germain et rue Jeanne Natière, près de l’actuel beffroi, un Amphithéâtre, mis au jour an 1900 lors de l’agrandissement de l’hôtel de ville, le Temple de Mithra : à proximité de la gare routière, un Théâtre (120 m de diamètre).

En 350, Magnence, né à Amiens en 303 et général romain, se souleva contre les fils de Constantin. Proclamé Auguste, il fut reconnu empereur par la plupart des provinces occidentales de l’empire et créa à Amiens un atelier monétaire. Il mourut en 353 à Lyon.

En 367, Valentinien Ier s’installa à Amiens et y fit acclamer Auguste, son fils Gratien.

A partir du début du Ve siècle, Amiens fut mise à sac par des peuples germaniques et leurs habitants emmenés en Germanie…

Le Musée de Picardie

Le Musée Napoléon a été fondé en 1802 par Napoléon 1er et se nomme de nos jours : le Musée de Picardie.

Riche d’un patrimoine qui s’étend de la Préhistoire au XXe siècle, le Musée de Picardie (XIXe siècle), situé à Amiens (48, rue de la République), figure parmi les plus beaux musées régionaux de France.

Le Museé de Picardie – bâtiment actuel

C’est entre 1855 et 1867, que fut construit son nouveau bâtiment avec les plans des architectes Henri Parent et Arthur Diet. Il fut dès l’origine conçu comme un musée pour recevoir les collections régionales d’antiquité. Un Musée pour glorifier notre Région, la Picardie, et ses personnages célèbres : Antoine Parmentier, Jean de La Fontaine, Robert de Luzarches, Jeanne Hachette, Pierre l’Ermite et Jean Racine.

Il est l’un des premiers établissements modernes de ce type bâti en France. L’édifice a été créé grâce à l’action militante de la Société des Antiquaires de Picardie, soucieuse de doter la cité d’un équipement propre à accueillir les objets récoltés depuis des décennies.

Sculpture du Musée de Picardie

Au regard des collections égyptiennes et grecques, l’essentiel des collections archéologiques, situées au sous-sol, s’est constituée par les témoignages de l’histoire régionale.

Riche de 400 pièces environ, dont seulement 257 exposées, la collection égyptienne du musée de Picardie provient essentiellement de la collection du peintre Albert Maignan et de dépôts de l’état

La collection d’œuvres médiévales du musée comprend un ensemble d’objets et de sculpture allant du XIIe au XVIe siècle. Les pièces principales de cette section du musée sont les Puys d’Amiens, chefs-d’œuvres gothiques provenant de la Cathédrale d’Amiens, qui ouvrent sur la section suivante : les collections de Beaux-Arts.

Beaux-Arts du Musée de Picardie

Ce que vous pouvez trouver au sein du Musée :

– Les collections archéologiques
– Antiquités égyptiennes
– Antiquités grecques
– Antiquités gallo-romaines
– Collections médiévales

Le Travail : Pierre Puvis de Chavannes

Les Hortillonnages d’Amiens

Les hortillonnages d’Amiens sont un espace de 300 hectares d’anciens marais situé à l’est d’Amiens, comblés (probablement à l’époque gallo-romaine) pour créer des champs utilisables pour la culture maraîchères.

 

Cette activité est en fort déclin depuis les années 1950. Il ne reste plus aujourd’hui qu’une dizaine de maraîchers qui exploitent 25 hectares, le reste des hortillonnages s’étant progressivement transformé en terrains de loisirs et de résidences secondaires, ainsi qu’en friches qui sont occupées par de nombreuses espéces sauvages qui y nichent, s’y reproduisent ou s’y nourrissent : c’est un espace d’une grande richesse écologique.

Les hortillonnages sont formés d’une multitude d’iles alluvionnaires entourées de 65 kilomètres de voies d’eau, fossés et rieux (nom des canaux des hortillonnages en picard) alimentés par les eaux de la Somme, avec de nombreux étangs.

Les hortillonnages s’étendent sur plusieurs communes :

* Amiens
* Longueau
* Rivery
* Camon

Les Hortillonnages sont cultivés depuis environ 2 000 ans. Aujourd’hui, il ne reste plus que 300 des 10 000 hectares d’origine, de par l’extension urbaine. Environ 1 000 personnes vivaient de la culture maraichère des Hortillonnages, aujourd’hui ce nombre s’est réduit a une dizaine, le reste du terrain est soit laissé en friches à cause de l’accès difficile, soit utilisé en tant que terrain de loisir.

 

Les hommes et les femmes qui pratiquent la culture des légumes dans les hortillonnages sont appelés les hortillons. Ils se déplacent d’aires (autres noms des ailes) en aires sur des barques à cornet, qui sont de grandes barques à fond plat, aux extrémités relevées pour faciliter l’accostage. Elles sont utilisées depuis toujours par les maraichers pour leurs déplacements.

Si 950 personnes avaient une activité d’hortillons en 1906, il ne reste aujourd’hui qu’une dizaine d’exploitations en activité.

Avant le milieu du XXe siècle, les hortillons vendaient régulièrement leurs primeurs au cours des marchés sur l’eau . Aujourd’hui ce marché n’a lieu sous sa forme traditionnelle qu’une fois l’an, en général pendant la Fête de l’eau qui se déroule en juin dans le quartier Saint-Leu. On peut néanmoins se procurer la production des hortillons au marché qui a lieu chaque samedi matin place Parmentier en Amiens.

L’Histoire d’Amiens

Amiens est une ville française du nord de la France située sur la Somme. Administrativement, cette commune est la préfecture de la région de Picardie ainsi que du département de la Somme et chef-lieu de canton.

Commune la plus peuplée de la région, Amiens est la vingt-neuvième ville la plus peuplée de France en 2006. Ses habitants sont appelés les Amiénois.

 

Vers le IVe siècle, le nom du peuple gaulois local, les Ambiani, s’est substitué à l’ancien nom de la ville Samarobriva (le pont sur la Somme), et Amiens devient siège épiscopal.

La prospérité de la cité la désigne aux premiers assauts des barbares, Alains, Vandales, Burgondes, qui s’emparent successivement d’Amiens.

Au Ve siècle arrivent les Francs sous la conduite de Clodion le Chevelu. Mérovée y est élu roi par ses compagnons d’armes et élevé sur le pavois en signe du pouvoir qui lui est conféré.

859 : la ville est pillée par les Normands.

882 : nouvelle attaque des Normands qui prennent la ville et incendient la cathédrale.

Amiens bénéficie, vers 1095, d’une ébauche d’organisation municipale ; la commune est jurée en 1113 avec l’accord de l’évéque, et reconnue par la suite par le roi de France. D’autres villes de la région (Beauvais, Cambrai, Laon, Noyon, Saint-Quentin) l’ont devancée sur le terrain des libertés municipales. Le dimanche des Rameaux 1115, le roi Louis VI le Gros est présent à Amiens, pour soutenir l’Evèque Geoffroi et les habitants contre le comte Enguerrand de Boves qui refuse de reconnaitre l’institution communale.

Réunie à la couronne en 1185, puis donné à la Bourgogne par le Traité d’Arras (1435), Amiens est acquise par Louis XI en 1477.

En 1218, La foudre détruit les archives de l’évéché et celles du chapitre, et anéantit la cathédrale qui avait été reconstruite après l’invasion des Normands.

Le 23 janvier 1264, Saint Louis rend un arbitrage, le Dit d’Amiens, dans un conflit opposant le roi d’Angleterre Henri III à ses barons révoltés.

En 1597 (11 mars), les Espagnols attaquent par surprise grâce à une technique proche du Cheval de Troie : les soldats du comte de Fuentes sont entrés dans la ville, déguisés en paysans. Ils s’emparent de la cité. Après les six mois du siége d’Amiens, Henri IV reprend la cité, mettant fin à son autonomie de gestion.

Amiens est réputée au XVIIIe et XIXe siècle pour ses textiles dont le célèbre velours d’Amiens. La famille Cosserat est alors une des plus grandes familles de l’industrie textile amiénoise.

Le 25 mars 1802, le Royaume-Uni et la France signent à la mairie d’Amiens un traité de paix qui met un point final à la deuxième coalition européenne contre la France.

Durant le XIXe siècle, Amiens tire profit du développement de l’industrie. La ville s’étend et se modernise. Les remparts sont démontés pour laisser place à de larges boulevards qui ceinturent le centre-ville. Sur les parcelles des Hospices d’Amiens, éloignés des faubourgs de Saint-Honoré et Saint-Acheul, nait le quartier Henriville. La rue de la République est créée et devient la rue du pouvoir et du savoir, avec l’érection de la bibliothèque municipale et du musée de Picardie, ainsi que l’installation de la Préfecture.

La première ligne de chemin de fer passant par Amiens est construite en 1848 : elle permet de relier la ville à Boulogne-sur-Mer. Certains anciens fossés jouxtant les remparts sont utilisés pour le passage de voies de chemin de fer. Ce progrés modifie la géographie de la ville, qui tourne désormais le dos à la Somme, à l’instar de l’Hôtel de ville qui transfère son entrée de la place au fil, vers l’actuelle rue des Trois cailloux.

En 1849, comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure peut, pour la premiére fois, aller voter grâce à l’instauration du suffrage universel.

Pendant la guerre franco-allemande de 1870, la Somme est envahie par les Prussiens, et Amiens occupée, tandis que la citadelle résiste quelques jours de plus.

Amiens connait des dégâts lors des deux guerres mondiales. Ville de l’immédiat arrière-front en 1914-1918, la ville subit une courte occupation en septembre 1914. De 93 000 habitants à l’entrée en guerre, la population passe à 110 000 pendant le conflit du fait de la présence des troupes alliées. Population et industries subissent de lourdes privations (gaz, charbon, pain), qui engendrent plusieurs grèves, vingt-cinq rien que pour l’année 1917. Face aux bombardements réguliers, la municipalité met en place dès 1915 la protection des monuments historiques, comme la cathédrale. Fin mars 1918, une vague de bombardements intense détruit la gare du Nord, les Nouvelles Galeries et la Halle aux blés, entraîne l’évacuation de la population, et de la municipalité qui se réfugie à Neufchâtel-en-Bray. A la fin de la Première Guerre mondiale, on dénombre 7 000 maisons détruites et 3 000 endommagées, auxquelles s’ajoutent les pillages.

Un plan de reconstruction est engagé par Louis Duthoit, remplacé en 1921. L’Etat rejette en 1924 la demande de la municipalité de dommages de guerre. Une reconstruction moins ambitieuse débute en 1925, dont témoignent quelques façades art déco.

La reconstruction du centre-ville, déjà fortement touché en 1918, n’est pas terminée, que la ville est à nouveau rasée par les nombreux bombardements de la Seconde Guerre mondiale, en 1940. Le quartier bourgeois d’Henriville, le pittoresque quartier populaire de Saint-Leu, aujourd’hui réhabilité, et la cathédrale sont épargnés. En 1942, les premiers plans de reconstruction sont échafaudés par les gradés allemands, et par Pierre Dufau. En 1944, l’aviation britannique vise la prison lors de l’opération Jéricho, puis les voies ferrées. Amiens sort du conflit détruite à 60 %.

La ville est reconstruite sur les plans de Pierre Dufau : son plan de reconstruction et d’aménagement est adopté dès juillet 1942. Il repose sur la volonté d’améliorer la circulation par l’élargissement des rues et la densification des îlots. La place Gambetta est aménagée par l’architecte Alexandre Courtois, la place de la gare est conçue par Auguste Perret, comprenant sa fameuse Tour, Dufau se concentrant quant à lui sur la place du Marché et la place de la cathédrale.

Le vent de contestation qui souffle sur la France et dans le monde à la fin des années 1960, touche également Amiens. D’abord, une manifestation opposée à la Guerre du Vietnam est organisée le 21 octobre 1967. Ensuite, alors que la Maison de la Culture avait accueilli le ministre de l’éducation nationale Alain Peyrefitte en mi-mars 1968, à l’occasion d’un colloque sur l’éducation, les étudiants amiénois emboitent le pas des événements parisiens en défilant les 6 et 7 mai.

Les ouvriers de la Somme rejoignent le mouvement de contestation le 17, tandis que le lendemain, les cheminots de Longueau bloquent les aiguillages. Les ouvriers de Férodo occupent leur usine à partir du 20 mai pour cinq semaines.

Sans connaître d’affrontements comparables aux nuits parisiennes, la ville est rapidement paralysée : l’absence de collecte des déchets ménagers donne aux rues des odeurs nauséabondes, et le département est à court d’essence à partir du 22. Face à ce mouvement de gauche, l’extrême-droite ne reste pas absente : alors que des militants avaient lancé un engin explosif sur la permanence communiste de la ville le 23 décembre 1967, des membres d’Occident s’opposent aux étudiants le 21 mai, devant le cinéma Picardy. Dans la nuit du 27 au 28 mai, les étudiants tentent de prendre la Maison de la Culture. Au lendemain de l’allocution de De Gaulle, ses partisans amienois défilent le 31 mai, tandis que la reprise s’engage la semaine suivante. La Loi Faure promulguée, l’Université d’Amiens est créée le 26 octobre suivant.

Dans les années 1970, la ville achête peu à peu les maisons du quartier Saint-Leu et le rénove dans les années 1980. Dans les années 1990, le parc Saint-Pierre est réaménagé et une partie l’Université de Picardie s’installe dans de nouveaux bâtiments, au pied de la cathédrale, tandis que le quartier nord fait l’objet d’aménagements importants. Ces quinze dernières années, la ville s’est également développée à travers le quartier commercial de la Vallée des vignes, au sud de la ville.

Depuis 2006, un vaste programme de réaménagement du quartier de la gare, le projet Gare la Vallée, est en cours. Depuis juin 2008, la vaste transformation architecturale de la place de la gare permet de faciliter l’accés à la gare aux personnes à mobilité réduite et d’assurer une continuité piétonne entre l’hôtel de ville et cette dernière, au prix d’une polémique sur la qualité de la mise en valeur de l’oeuvre de Perret..

Le Beffroi d’Amiens

Le Beffroi d’Amiens est situé dans le centre-ville, place au Fil, à proximité des Halles. Sa hauteur est de 52 mètres.

Son origine remonte à l’époque du roi Louis VI dit “le Gros” (même époque : création de la commune). Louis VI est né le 1er décembre 1081 à Paris et mort le 1er août 1137 au château royal de Béthisy-Saint-Pierre. Il fut le cinquième roi de la dynastie des Capétiens directs.

Beffroi d’Amiens

Il a été construit à l’emplacement du Castillon, une forteresse héritée de l’époque romaine et dominant la ville d’Amiens. Elle fut détruite en 1117 :

En 1115, Louis VI est à Amiens pour soutenir l’évêque et les habitants dans leur conflit avec Thomas de Marle. A la demande de son père Enguerrand de Boves (comte d’Amiens et seigneur de Coucy), Thomas de Marle intervient militairement. Enguerrand de Boves refuse de reconnaître l’octroi d’une charte accordant des privilèges aux habitants de la commune. Durant le siège, Louis VI est blessé et repart sans vaincre les assiégés qui sont réfugiés dans la tour réputée imprenable et qui ne tombera que deux ans plus tard (1117).

Sceau de Louis VI dit “le gros” (1081-1117)

Le beffroi a été reconstruit au début du XVe siècle. Il a servit pour les réunions des notables de la ville, de salle d’archives, de magasin d’armes et de prison. Il a également été utilisé pour prévenir la population des dangers venant de l’extérieur.

Il est victime d’un incendie le 13 août 1562 et le 16 avril 1742. Il ne fut réparé qu’en 1749 par l’architecte Beffara qui y ajouta un clocher en pierre, d’un dôme recouvert d’ardoises puis d’une flèche et d’une girouette. Il fut également pourvu d’une grosse cloche baptisée Marie-Firmine.

Au cours d’un bombardement le 19 mai 1940, la toiture et la charpente du beffroi furent la proie des flammes, entrainant la chute de sa cloche de 11 tonnes qui fut brisée.

Après la seconde guerre mondiale, il fut laissé à l’abandon (sans toiture) et a été restauré entre 1988 et 1990 avec en premier lieu une nouvelle charpente sur le modèle du XVIIIe siècle. La grosse cloche a été remplacée par un carillon (Gilles de Robien : Maire de la ville durant 19 ans). Toutefois sa restauration avait déjà commencé (1988) sous le mandat de René Lamps (maire d’Amiens durant 18 ans).

Archivolte de la porte du Beffroi

Il est inscrit à l’inventaire des Monuments historiques depuis le 7 août 1926 et au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2005, au titre des beffrois de Belgique et de France.

Sur la porte du Beffroi (archivolte de la porte), vous pouvez voir deux sculptures miniatures de personnages :

Sculpture située à gauche, représentant René Lamps
Maire d’Amiens durant 18 ans

– A gauche : René Lamps, maire d’Amiens (1971-1989)
– A droite : Gilles de Robien, maire d’Amiens (1989 à 2002 et 2007 à 2008)

Sculpture située à droite, représentant Gilles de Robien
Maire d’Amiens durant 19 ans

Je termine cet article en vous proposant de venir le visiter et de plonger dans la vie communale de l’époque médiévale. Vous aurez un point de vue panoramique sur la ville après la montée d’une centaine de marches qui vous conduira sur la base du campanile du XVIIIe siècle et la terrasse.

Durée de la visite : 1h30

Plus d’infos avec l’Office de Tourisme d’Amiens Métropole au 03 22 71 60 50

Le Parc de La Hotoie

La création du parc de la Hotoie date du XVIIIe siècle mais la région de la Hotoie existe, elle, depuis le XIVe siècle. Il est donc le plus ancien parc public de la ville d’Amiens. Il est située au nord-ouest du centre ville situé entre les quartiers du Faubourg de Hem et de St Roch. Il donnera son nom au quartier.

Le nom de “Hotoie” tient son origine du parc créé au Moyen-Age à l’extérieur de la ville.

Le plan d’eau de la Hotoie et ses Cygnes

A la fin du XIXème siècle, le parc fut très fréquenté par les artistes et couvrira 30 hectares. La création des boulevards diminuera sa superficie et il faudra de grandes fêtes nautiques pour garder sa fréquentation. Leur succès est à l’origine du grand bassin rectangulaire.

Avant la guerre 1939/1945, la fête des écoles, en fin d’année scolaire, réunissait tous les écoliers de la ville d’Amiens dans une joyeuse fête. (Souvenir de Mr Michel Eeckhoutte)

Sa superficie est de 19 hectares avec un étang circulaire de 2,8 hectares. Le bassin accueille régulièrement des canards et des cygnes. Vous y trouverez également une Pelouse avec des jeux pour enfants, un espace arboré à l’est, un plan d’eau le long de la pelouse, un kiosque à musique (côté sud), des terrains de sport, une grande allée centrale, des alignements de tilleuls, d’aulnes, de frênes et des platanes séculaires.

Vous devez utiliser l’allée le long du plan d’eau pour accèder au parc zoologique qui ouvrira ses portes en 1952.

Le parc accueille un certain nombre de manifestations :

– La foire aux pains d’épices (début Avril)
– La grande brocante de Pâques du quartier St Roch/St Jacques
– Jeux traditionnels picards
– Championnat de pétanque
– Concerts (un concert gratuit organisé par la marque Ricard en juin)
– Foire de la Saint-Jean du 15 juin au 15 juillet (depuis 1989)
– Championnat de ballon au point (le 15 Août)
– Spectacles de cirque
– Les Défis “Jules Verne”, les Mongolfiades

Le Kiosque de la Hotoie

Le parc de la Hotoie est très agréable pour les promenades du Dimanche, dans les allées autour du lac, avec un espace aménagé et des jeux pour les enfants.

En 1999, le lycée de la Hotoie avec son imposante pointe de verre a été construit et imaginé par l’atelier Gasnier-Gaussart.

Championnat de Ballon au Point (chaque 15 Août)

Le Jardin des Plantes d’Amiens ou Jardin du Roy

Le Jardin des plantes d’Amiens, appelé à l’origine Jardin du Roy est un jardin botanique, sur 9800 m², situé entre la Citadelle (les remparts de la ville) et le centre ville à Amiens. Il figure parmi les plus beaux et les plus anciens jardins botaniques de France (ses origines remontent au XIII ème siècle). C’est un jardin botanique mais aussi un jardin public et un lieu de production de plantes pour fleurir la ville d’Amiens. Il a le label “Jardin remarquable”.

 

Le Jardin des plantes d’Amiens a plus de 260 ans d’histoire :

Le 13 mai 1751, Louis XV fait don à la mairie d’Amiens du Jardin du Roy, avec un revenu de 2 000 livres, pour en faire un jardin botanique. Il est cédé à vie à l’Académie d’Amiens. Durant la même année (1751), l’Académie des sciences, des lettres et des arts d’Amiens fait construire un pavillon qui servira pour les cours publics sur la botanique dès l’année 1754 et qui se termineront en 1895.

Il sera entièrement transformé par un clerc : Dom Robbe, prieur du couvent des Feuillants. Le Jardin du Roy deviendra le jardin des plantes et servira à l’étude et le perfectionnement des végétaux.

 

A la Révolution Française, le corps médical amiénois et le conservateur Legrand ont empêché sa disparition pour en faire un lieu d’enseignement.

En 1802, la serre chaude et l’Orangerie ont été construit et ont accueilli les herboristes et pharmaciens.

En 1803, Joséphine de Beauharnais, épouse du Premier Consul, a assisté à un cours de botanique du professeur Trannoy.

A partir des années 1830-1840, le Jardin des Plantes d’Amiens devient, grâce au docteur Jean-Baptiste-Grégoire Barbier (directeur de l’École de Médecine et de Pharmacie d’Amiens) et au docteur Lemerchier, une très grande référence dans l’enseignement de la botanique en France. Les premières expositions florales de la Société d’Horticulture de la Somme sont accueillies dans le pavillon du jardin.

 

A la même époque, le Jardin des Plantes fournira les végétaux pour le premier jardin public d’Amiens (square Saint-Denis) et sera mis au service de la Ville. Le conservateur Duflot sera chargé de réorganiser son agencement afin de permettre cela.

Au 20iéme siècle, les besoins de la ville d’Amiens en végétaux devenant important, la mission pédagogique fut mise de côté au profit d’une production végétale croissante.

En 2001, à son 250iéme anniversaire, le jardin des Plantes renouera avec sa vocation première : l’enseignement public en botanique. Il était à l’époque intégré à la faculté des sciences d’Amiens.

Quatre grandes collections de plantes liées à l’histoire de la Région y ont vu le jour en quelques années seulement.

Le Jardin des plantes présente des collections botaniques sur le thème, “des Plantes, des Usages et des Hommes” et il est organisé en 4 ensembles :

l’homme et la consommation
l’homme et la santé
l’homme et l’industrie
la connaissance des plantes.

Le jardin possède :

– une rocaille alpine,
– une collection de rosiers,
– des arbres ornementaux remarquables comme:
– le cornouiller mâle à cinq bras,
– le Cladrastis kentukea (en) (virgilier à bois jaune),
– le Gymnocladus dioica (en),
– le Metasequoia glyptostroboides,
– le Fagus sylvatica asplenifoia (hêtre à feuille de fougère),
– le Quercus macrocarpa (chêne à gros fruits),
– le Quercus phellos (en) (chêne à feuille de saule),
– le Liquidambar orientalis

– des arbres d’alignement tels :
– aesculus indica, (marronnier de l’Himalaya)
– carya ovala caryer ovale (noyer blanc ou tendre),
– nyssa sylvatica (gommier noir),
– celtis (micocoulier)

– plusieurs serres dont une de style Napoléon III, construite en 1895 et rénovée en 2007,
– un palmarium,
– une orangerie, construite en 1802 pour l’acclimatation des végétaux exotiques
– une serre hollandaise de 1970 le long de laquelle, l’été, on peut voir des bougainvillées sur tige.

 

Pour en savoir plus sur ce magnifique jardin Amienois, rendez-vous à l’adresse suivante :

http://www.amiens.fr/attractivite/patrimoine-histoire/patrimoine-naturel/parcs-jardins-patrimoniaux-amiens/jardin-des-plantes/historique/historique.html


Une petite visite vous tente
:

Ouverture : Du 1er avril au 30 septembre : 8h-20h Du 1er octobre au 31 mars : 8h-17h30
Tarifs : GRATUIT
Type de visite : Visite libre, Visite guidée, Rdv Groupes
Durée de visite : 1h00