Les personnages célèbres de la Somme

Je vous propose de connaitre quelques personnages célèbres qui sont passés par la Somme :

Saint-Martin (316-397)

Officier de l’armée romaine, Martin est originaire de la Panonie (la Hongrie actuelle). En 334, il est en garnison à Ambianum (Amiens).

L’hiver est exceptionnellement rigoureux. A la porte de la ville, Martin rencontre un pauvre homme mourant de froid. Partageant son manteau, Martin le couvre de l’une des moitiés, lui donnant ainsi ce qui lui appartenait car à cette époque les militaires romains devaient payer la moitié de leurs vêtements, l’autre moitié étant à la charge du Trésor impérial.

Robert de Luzarches

Originaire d’Ile-de-France, Robert de Luzarches est le génial architecte qui conçut, dressa les plans et dirigea la construction de la cathédrale Notre Dame d’Amiens, décidée suite à l’incendie qui détruisit l’édifice roman situé à cet endroit.

Du Cange (1610-1688)

Charles Du Fresne, Sieur Du Cange, est né à Amiens où il fut l’élève des jésuites.

Il étudia le droit à Orléans et devint avocat au barreau de Paris en 1631. Il revint à Amiens où il acquit la charge notariale de son beau-père. Il est passé à la postérité non comme juriste mais comme linguiste philologue, laissant plusieurs dictionnaires et glossaires latins et grecs que l’on trouve aujourd’hui à la Bibliothèque Nationale.

La Famille Van Robais ( XVIIe Siècle)

Originaire de Zélande aux Pays Bas, la famille Van Robais était réputée pour son art du tissage.

Colbert, alors Ministre de Louis XIV, fit appel à elle pour s’installer à Abbeville avec une cinquantaine de travailleurs hollandais, lui concédant certains avantages en échange de l’implantation d’une manufacture de draps fins. Construite entre 1709 et 1713 sous la direction de l’aîné Josse Van Robais, la manufacture des Rames employa jusqu’à 2500 ouvriers dans des conditions de discipline rigoureuses, ce qui eut pour effet d’entraîner l’une des premières grèves de l’histoire en 1716.

Parmentier (1737-1813)

Antoine Augustin Parmentier naît à Montdidier en 1737. Il commence sa carrière professionnelle dans la pharmacie. Pharmacien militaire à Hanovre lors de la guerre de sept ans, il retourne en France en 1766 et obtient une place d’apothicaire à la Maison royale des Invalides, alors que sévissait une grave disette dans tout le pays.

C’est alors qu’il s’intéresse à l’agronomie, réussissant à convaincre les experts agronomes de l’époque de l’intérêt de la pomme de terre comme substitut du blé que l’on consommait plus volontiers en France.

Réussissant aussi à convaincre la cour du roi dont on suivait volontiers les goûts et les modes, il est à l’origine du développement de cette culture dont profite depuis largement le département de la Somme.

Nommé à l’Académie des Sciences en 1795, il finit ses jours modestement.

Choderlos de Laclos (1741-1803)

Né à Amiens en 1741, Pierre Choderlos de Laclos fit une carrière d’officier artilleur. Plus inspiré par la stratégie amoureuse que militaire, ce n’est pas à ses travaux de technicien en balistique qu’il doit sa célébrité mais à son talent d’écrivain.

Alors qu’il se morfond en garnison à l’île d’Aix, il conçoit et écrit son unique ouvrage littéraire “Les liaisons dangereuses” qu’il publie en 1782 faisant alors scandale.

Lamarck (1744-1829)

Jean-Baptiste de Monet, Chevalier de Lamarck est plus connu sous le nom de Lamarck. Il est né en 1744 à Bazentin-le-Petit, près d’Albert. Tout d’abord herboriste, il fut élu à l’Académie des sciences à 35 ans, et devint herboriste du roi.

Plus tard, il bifurque vers la zoologie dont il devient professeur au Muséum de Paris qu’il a contribué à créer.

Chevalier de la Barre (1747-1766)

Jean-François Lefebvre, Chevalier de La Barre est né à Abbeville en 1747.

Jeune oisif provocateur, il avait 18 ans lorsqu’il se distingua en refusant de se découvrir au passage d’une procession. Il alla jusqu’à mutiler un crucifix, ce qui était inconcevable dans la France de cette époque vivant sous les pouvoirs du roi et de l’Eglise. Soumis à la question, il fut atrocement supplicié et décapité sur la place d’Abbeville en 1766.

Voltaire ayant pris la défense de sa mémoire, il fut réhabilité par la Convention de l’an II. Il est devenu le symbole de l’anticléricalisme.

Jacques Boucher-de-Perthes (1788-1868)

Jacques Boucher-de-Crèvecoeur-de-Perthes est né à Rethel (Ardennes).

Il a passé presque toute sa vie à Abbeville où il fut Directeur des douanes dans les années 1830.

Il mena ses recherches dans les carrières des coteaux de la Somme où il a découvert des silex taillés associés à des ossements d’animaux disparus de nos régions. Ses publications et notamment “Antiquités celtiques et antédiluviennes” firent scandales à l’époque et ce n’est qu’après plusieurs années de polémique et grâce à de nouvelles découvertes, notamment dans le faubourg de St-Acheul, à Amiens, que l’on admit enfin la réalité de l’existence de l’homme préhistorique, que l’on appelait à l’époque antédiluvien.

Jules Verne (1828-1905)

Né à Nantes, Jules Verne découvrit Amiens à 27 ans, à l’occasion du mariage d’un ami, et celle qui allait devenir sa femme avec qui il s’installe à Paris. Ingénieur de formation, il travailla tout d’abord à la Bourse, mais se passionnait pour les nouveautés scientifiques de son époque, que son imagination sut si bien anticiper pour les mettre au service de son talent romanesque.

C’est le succès de son “cinq semaines en ballon” qui le décide en 1862 à quitter son emploi à la Bourse pour se consacrer à la littérature.

En 1865, il prend racine dans la Somme, louant au Crotoy une maison qui avait pour nom “La Solitude”, ce qui répondait à son désir de quitter Paris qui ne lui offrait pas le calme nécessaire à sa vocation d’écrivain. En 1871, il s’installe définitivement à Amiens dont il sera élu conseiller municipal.

La centaine de romans qu’il a produit – son contrat avec la Maison d’édition Hetzel en prévoyait deux par an – furent le plus souvent écrit dans sa maison d’Amiens, la célèbre Maison à la tour, pourvue d’une bibliothèque riche en documentation, ou bien au Crotoy où il possédait un bateau et trouvait l’inspiration dans ce site magique de la Baie de Somme.

Mort en 1905 à Amiens, il y est enterré au cimetière de la Madeleine, dans une tombe monumentale que l’on doit au sculpteur Albert Roze. Sa maison, devenue Centre de documentation Jules Verne, est ouverte à la visite.

Pour en savoir plus :

Centre international Jules Verne (http://www.jules-verne.net)

Édouard Branly (1844-1940)

Né à Amiens en 1844, ce physicien est l’inventeur de la transmission à distance sans liaison matérielle. C’est grâce à son “cohéreur” que put se développer ce que l’on appelait alors la télégraphie sans fil, la TSF. Nommé directeur adjoint des laboratoires de l’Ecole Nationale Supérieure en 1870, il fut accueilli à l’Académie des sciences en 1911.

Victor Commont (1866-1918)

Victor Commont fut instituteur, professeur de sciences naturelles, puis directeur de l’Ecole annexe de l’Ecole Normale d’Amiens. C’est lui qui a réalisé la première étude véritablement scientifique du paléolithique de la vallée de la Somme à partir des gisements de St-Acheul et de Montières.

Henry Potez ( 1891-1981)

Né à Méaulte, commune voisine d’Albert, Henry Potez fait de brillantes études à l’Ecole Supérieure d’Aéronautique de Paris et entame l’étude de son premier avion en 1911. Pendant la Grande Guerre, il retrouve Marcel Dassault, puis est affecté aux usines Caudron à Lyon. Avec Marcel Dassault, Il crée une première société de construction d’avions, avant de créer la sienne propre à Aubervilliers.

En 1920 il installe ses usines à Méaulte près d’Albert qui deviendront le centre de production d’avions le plus important du monde, employant jusqu’à 5 000 salariés et produisant entre autres les fameux Potez 25 et 63 qui servirent durant la seconde guerre mondiale et le premier hydravion à coque.

Maréchal Leclerc (1902-1947)

Philippe Leclerc de Hautecloque est né dans la Somme, au château familial de Belloy-St-Léonard. Après des études chez les jésuites à La Providence d’Amiens, il opte pour la carrière militaire. Marié il installe sa famille dans un château acheté par son père Adrien à Tailly-l’Arbre-à-Mouches, près d’Airaines.

En 1940, il se joint aux Forces Françaises Libres, avec lesquelles il libère le Cameroun et le Tchad et participe à la campagne de Tripolitaine et de Tunisie. A la tête de sa 2ème DB, il jouera un rôle déterminant dans la campagne de France, entrant le premier dans Paris, puis dans Strasbourg. Mort au Sahara dans un accident d’avion, il sera fait Maréchal à titre posthume.

Max Lejeune (1909-1995)

Issu d’une famille d’instituteurs, Max Lejeune est né à Flesselles dans la Somme. Après des études de lettres et de géographie, il est diplômé de la Sorbonne, il entra en politique en 1936. D’abord élu député d’Abbeville à 27 ans dont il fut Maire de 1947 à 1988, il gravit tous les échelons de la politique locale puis régionale et nationale. Président du Conseil général de la Somme de 1945 à 1988, il doit sa célébrité aux hautes fonctions qu’il assuma sous la 4ème République comme Président de la Commission de la Défense Nationale de l’Assemblée Nationale, puis Ministre des Anciens Combattants et Ministre du Sahara. Il fut enfin Ministre d’Etat en 1958, à l’heure où les événements d’Algérie prenaient un tour dramatique.

Alfred Manessier (1911-1992)

Alfred Manessier est né à St-Ouen dans la vallée de la Nièvre. Il a passé son enfance dans la maison familiale abbevilloise du faubourg de Thuison. Lycéen à Amiens, il monta ensuite à Paris où il fut admis en architecture à l’Ecole Supérieure des Beaux Arts en 1929. Il fréquenta un temps Montparnasse et ses artistes, mais sa carrière fut surtout marquée par sa découverte de la foi chrétienne, après un séjour à la trappe de Soligny, et la passion qu’il entretenait pour la Baie de Somme et son mystère.

Les frères Caudron

Issus d’une famille d’agriculteurs de la Somme, les Frères Caudron ont vite été passionnés par l’aviation naissante. Pionniers du vol aérien, ils parvinrent en 1910 à franchir sans incident les 3,5 km qui séparent la ferme familiale de Romiotte (commune de Ponthoile) à Forest-Montiers, et devinrent des avionneurs célèbres, faisant partie de la “bande” des Marcel Dassault et Henry Potez.

Ils créèrent au Crotoy la première école de pilotage qui deviendra célèbre, le Ministère de la guerre y envoyant en 1913 une centaine d’élèves pilotes.

Roger Agache

L’Abbevillois Roger Agache est considéré comme l’un des pionniers de l’archéologie moderne ( http://www.archeologie-aerienne.culture.gouv.fr).

Grâce à la photographie aérienne il a complètement révolutionné les méthodes de détection des sites archéologiques.

Ainsi, depuis les années 1960 où il entama ses travaux, plus de 10 000 sites archéologiques ont été découverts, révélés par le recul que permet la photo aérienne mettant en lumière les différences de croissance des végétaux et d’humidité du sol. C’est ainsi qu’est née “l’archéologie aérienne”.

Pour en savoir plus : Source

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