Les Hortillonnages d’Amiens

Les hortillonnages d’Amiens sont un espace de 300 hectares d’anciens marais situé à l’est d’Amiens, comblés (probablement à l’époque gallo-romaine) pour créer des champs utilisables pour la culture maraîchères.

 

Cette activité est en fort déclin depuis les années 1950. Il ne reste plus aujourd’hui qu’une dizaine de maraîchers qui exploitent 25 hectares, le reste des hortillonnages s’étant progressivement transformé en terrains de loisirs et de résidences secondaires, ainsi qu’en friches qui sont occupées par de nombreuses espéces sauvages qui y nichent, s’y reproduisent ou s’y nourrissent : c’est un espace d’une grande richesse écologique.

Les hortillonnages sont formés d’une multitude d’iles alluvionnaires entourées de 65 kilomètres de voies d’eau, fossés et rieux (nom des canaux des hortillonnages en picard) alimentés par les eaux de la Somme, avec de nombreux étangs.

Les hortillonnages s’étendent sur plusieurs communes :

* Amiens
* Longueau
* Rivery
* Camon

Les Hortillonnages sont cultivés depuis environ 2 000 ans. Aujourd’hui, il ne reste plus que 300 des 10 000 hectares d’origine, de par l’extension urbaine. Environ 1 000 personnes vivaient de la culture maraichère des Hortillonnages, aujourd’hui ce nombre s’est réduit a une dizaine, le reste du terrain est soit laissé en friches à cause de l’accès difficile, soit utilisé en tant que terrain de loisir.

 

Les hommes et les femmes qui pratiquent la culture des légumes dans les hortillonnages sont appelés les hortillons. Ils se déplacent d’aires (autres noms des ailes) en aires sur des barques à cornet, qui sont de grandes barques à fond plat, aux extrémités relevées pour faciliter l’accostage. Elles sont utilisées depuis toujours par les maraichers pour leurs déplacements.

Si 950 personnes avaient une activité d’hortillons en 1906, il ne reste aujourd’hui qu’une dizaine d’exploitations en activité.

Avant le milieu du XXe siècle, les hortillons vendaient régulièrement leurs primeurs au cours des marchés sur l’eau . Aujourd’hui ce marché n’a lieu sous sa forme traditionnelle qu’une fois l’an, en général pendant la Fête de l’eau qui se déroule en juin dans le quartier Saint-Leu. On peut néanmoins se procurer la production des hortillons au marché qui a lieu chaque samedi matin place Parmentier en Amiens.

L’Histoire d’Amiens

Amiens est une ville française du nord de la France située sur la Somme. Administrativement, cette commune est la préfecture de la région de Picardie ainsi que du département de la Somme et chef-lieu de canton.

Commune la plus peuplée de la région, Amiens est la vingt-neuvième ville la plus peuplée de France en 2006. Ses habitants sont appelés les Amiénois.

 

Vers le IVe siècle, le nom du peuple gaulois local, les Ambiani, s’est substitué à l’ancien nom de la ville Samarobriva (le pont sur la Somme), et Amiens devient siège épiscopal.

La prospérité de la cité la désigne aux premiers assauts des barbares, Alains, Vandales, Burgondes, qui s’emparent successivement d’Amiens.

Au Ve siècle arrivent les Francs sous la conduite de Clodion le Chevelu. Mérovée y est élu roi par ses compagnons d’armes et élevé sur le pavois en signe du pouvoir qui lui est conféré.

859 : la ville est pillée par les Normands.

882 : nouvelle attaque des Normands qui prennent la ville et incendient la cathédrale.

Amiens bénéficie, vers 1095, d’une ébauche d’organisation municipale ; la commune est jurée en 1113 avec l’accord de l’évéque, et reconnue par la suite par le roi de France. D’autres villes de la région (Beauvais, Cambrai, Laon, Noyon, Saint-Quentin) l’ont devancée sur le terrain des libertés municipales. Le dimanche des Rameaux 1115, le roi Louis VI le Gros est présent à Amiens, pour soutenir l’Evèque Geoffroi et les habitants contre le comte Enguerrand de Boves qui refuse de reconnaitre l’institution communale.

Réunie à la couronne en 1185, puis donné à la Bourgogne par le Traité d’Arras (1435), Amiens est acquise par Louis XI en 1477.

En 1218, La foudre détruit les archives de l’évéché et celles du chapitre, et anéantit la cathédrale qui avait été reconstruite après l’invasion des Normands.

Le 23 janvier 1264, Saint Louis rend un arbitrage, le Dit d’Amiens, dans un conflit opposant le roi d’Angleterre Henri III à ses barons révoltés.

En 1597 (11 mars), les Espagnols attaquent par surprise grâce à une technique proche du Cheval de Troie : les soldats du comte de Fuentes sont entrés dans la ville, déguisés en paysans. Ils s’emparent de la cité. Après les six mois du siége d’Amiens, Henri IV reprend la cité, mettant fin à son autonomie de gestion.

Amiens est réputée au XVIIIe et XIXe siècle pour ses textiles dont le célèbre velours d’Amiens. La famille Cosserat est alors une des plus grandes familles de l’industrie textile amiénoise.

Le 25 mars 1802, le Royaume-Uni et la France signent à la mairie d’Amiens un traité de paix qui met un point final à la deuxième coalition européenne contre la France.

Durant le XIXe siècle, Amiens tire profit du développement de l’industrie. La ville s’étend et se modernise. Les remparts sont démontés pour laisser place à de larges boulevards qui ceinturent le centre-ville. Sur les parcelles des Hospices d’Amiens, éloignés des faubourgs de Saint-Honoré et Saint-Acheul, nait le quartier Henriville. La rue de la République est créée et devient la rue du pouvoir et du savoir, avec l’érection de la bibliothèque municipale et du musée de Picardie, ainsi que l’installation de la Préfecture.

La première ligne de chemin de fer passant par Amiens est construite en 1848 : elle permet de relier la ville à Boulogne-sur-Mer. Certains anciens fossés jouxtant les remparts sont utilisés pour le passage de voies de chemin de fer. Ce progrés modifie la géographie de la ville, qui tourne désormais le dos à la Somme, à l’instar de l’Hôtel de ville qui transfère son entrée de la place au fil, vers l’actuelle rue des Trois cailloux.

En 1849, comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure peut, pour la premiére fois, aller voter grâce à l’instauration du suffrage universel.

Pendant la guerre franco-allemande de 1870, la Somme est envahie par les Prussiens, et Amiens occupée, tandis que la citadelle résiste quelques jours de plus.

Amiens connait des dégâts lors des deux guerres mondiales. Ville de l’immédiat arrière-front en 1914-1918, la ville subit une courte occupation en septembre 1914. De 93 000 habitants à l’entrée en guerre, la population passe à 110 000 pendant le conflit du fait de la présence des troupes alliées. Population et industries subissent de lourdes privations (gaz, charbon, pain), qui engendrent plusieurs grèves, vingt-cinq rien que pour l’année 1917. Face aux bombardements réguliers, la municipalité met en place dès 1915 la protection des monuments historiques, comme la cathédrale. Fin mars 1918, une vague de bombardements intense détruit la gare du Nord, les Nouvelles Galeries et la Halle aux blés, entraîne l’évacuation de la population, et de la municipalité qui se réfugie à Neufchâtel-en-Bray. A la fin de la Première Guerre mondiale, on dénombre 7 000 maisons détruites et 3 000 endommagées, auxquelles s’ajoutent les pillages.

Un plan de reconstruction est engagé par Louis Duthoit, remplacé en 1921. L’Etat rejette en 1924 la demande de la municipalité de dommages de guerre. Une reconstruction moins ambitieuse débute en 1925, dont témoignent quelques façades art déco.

La reconstruction du centre-ville, déjà fortement touché en 1918, n’est pas terminée, que la ville est à nouveau rasée par les nombreux bombardements de la Seconde Guerre mondiale, en 1940. Le quartier bourgeois d’Henriville, le pittoresque quartier populaire de Saint-Leu, aujourd’hui réhabilité, et la cathédrale sont épargnés. En 1942, les premiers plans de reconstruction sont échafaudés par les gradés allemands, et par Pierre Dufau. En 1944, l’aviation britannique vise la prison lors de l’opération Jéricho, puis les voies ferrées. Amiens sort du conflit détruite à 60 %.

La ville est reconstruite sur les plans de Pierre Dufau : son plan de reconstruction et d’aménagement est adopté dès juillet 1942. Il repose sur la volonté d’améliorer la circulation par l’élargissement des rues et la densification des îlots. La place Gambetta est aménagée par l’architecte Alexandre Courtois, la place de la gare est conçue par Auguste Perret, comprenant sa fameuse Tour, Dufau se concentrant quant à lui sur la place du Marché et la place de la cathédrale.

Le vent de contestation qui souffle sur la France et dans le monde à la fin des années 1960, touche également Amiens. D’abord, une manifestation opposée à la Guerre du Vietnam est organisée le 21 octobre 1967. Ensuite, alors que la Maison de la Culture avait accueilli le ministre de l’éducation nationale Alain Peyrefitte en mi-mars 1968, à l’occasion d’un colloque sur l’éducation, les étudiants amiénois emboitent le pas des événements parisiens en défilant les 6 et 7 mai.

Les ouvriers de la Somme rejoignent le mouvement de contestation le 17, tandis que le lendemain, les cheminots de Longueau bloquent les aiguillages. Les ouvriers de Férodo occupent leur usine à partir du 20 mai pour cinq semaines.

Sans connaître d’affrontements comparables aux nuits parisiennes, la ville est rapidement paralysée : l’absence de collecte des déchets ménagers donne aux rues des odeurs nauséabondes, et le département est à court d’essence à partir du 22. Face à ce mouvement de gauche, l’extrême-droite ne reste pas absente : alors que des militants avaient lancé un engin explosif sur la permanence communiste de la ville le 23 décembre 1967, des membres d’Occident s’opposent aux étudiants le 21 mai, devant le cinéma Picardy. Dans la nuit du 27 au 28 mai, les étudiants tentent de prendre la Maison de la Culture. Au lendemain de l’allocution de De Gaulle, ses partisans amienois défilent le 31 mai, tandis que la reprise s’engage la semaine suivante. La Loi Faure promulguée, l’Université d’Amiens est créée le 26 octobre suivant.

Dans les années 1970, la ville achête peu à peu les maisons du quartier Saint-Leu et le rénove dans les années 1980. Dans les années 1990, le parc Saint-Pierre est réaménagé et une partie l’Université de Picardie s’installe dans de nouveaux bâtiments, au pied de la cathédrale, tandis que le quartier nord fait l’objet d’aménagements importants. Ces quinze dernières années, la ville s’est également développée à travers le quartier commercial de la Vallée des vignes, au sud de la ville.

Depuis 2006, un vaste programme de réaménagement du quartier de la gare, le projet Gare la Vallée, est en cours. Depuis juin 2008, la vaste transformation architecturale de la place de la gare permet de faciliter l’accés à la gare aux personnes à mobilité réduite et d’assurer une continuité piétonne entre l’hôtel de ville et cette dernière, au prix d’une polémique sur la qualité de la mise en valeur de l’oeuvre de Perret..

Le Beffroi d’Amiens

Le Beffroi d’Amiens est situé dans le centre-ville, place au Fil, à proximité des Halles. Sa hauteur est de 52 mètres.

Son origine remonte à l’époque du roi Louis VI dit “le Gros” (même époque : création de la commune). Louis VI est né le 1er décembre 1081 à Paris et mort le 1er août 1137 au château royal de Béthisy-Saint-Pierre. Il fut le cinquième roi de la dynastie des Capétiens directs.

Beffroi d’Amiens

Il a été construit à l’emplacement du Castillon, une forteresse héritée de l’époque romaine et dominant la ville d’Amiens. Elle fut détruite en 1117 :

En 1115, Louis VI est à Amiens pour soutenir l’évêque et les habitants dans leur conflit avec Thomas de Marle. A la demande de son père Enguerrand de Boves (comte d’Amiens et seigneur de Coucy), Thomas de Marle intervient militairement. Enguerrand de Boves refuse de reconnaître l’octroi d’une charte accordant des privilèges aux habitants de la commune. Durant le siège, Louis VI est blessé et repart sans vaincre les assiégés qui sont réfugiés dans la tour réputée imprenable et qui ne tombera que deux ans plus tard (1117).

Sceau de Louis VI dit “le gros” (1081-1117)

Le beffroi a été reconstruit au début du XVe siècle. Il a servit pour les réunions des notables de la ville, de salle d’archives, de magasin d’armes et de prison. Il a également été utilisé pour prévenir la population des dangers venant de l’extérieur.

Il est victime d’un incendie le 13 août 1562 et le 16 avril 1742. Il ne fut réparé qu’en 1749 par l’architecte Beffara qui y ajouta un clocher en pierre, d’un dôme recouvert d’ardoises puis d’une flèche et d’une girouette. Il fut également pourvu d’une grosse cloche baptisée Marie-Firmine.

Au cours d’un bombardement le 19 mai 1940, la toiture et la charpente du beffroi furent la proie des flammes, entrainant la chute de sa cloche de 11 tonnes qui fut brisée.

Après la seconde guerre mondiale, il fut laissé à l’abandon (sans toiture) et a été restauré entre 1988 et 1990 avec en premier lieu une nouvelle charpente sur le modèle du XVIIIe siècle. La grosse cloche a été remplacée par un carillon (Gilles de Robien : Maire de la ville durant 19 ans). Toutefois sa restauration avait déjà commencé (1988) sous le mandat de René Lamps (maire d’Amiens durant 18 ans).

Archivolte de la porte du Beffroi

Il est inscrit à l’inventaire des Monuments historiques depuis le 7 août 1926 et au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2005, au titre des beffrois de Belgique et de France.

Sur la porte du Beffroi (archivolte de la porte), vous pouvez voir deux sculptures miniatures de personnages :

Sculpture située à gauche, représentant René Lamps
Maire d’Amiens durant 18 ans

– A gauche : René Lamps, maire d’Amiens (1971-1989)
– A droite : Gilles de Robien, maire d’Amiens (1989 à 2002 et 2007 à 2008)

Sculpture située à droite, représentant Gilles de Robien
Maire d’Amiens durant 19 ans

Je termine cet article en vous proposant de venir le visiter et de plonger dans la vie communale de l’époque médiévale. Vous aurez un point de vue panoramique sur la ville après la montée d’une centaine de marches qui vous conduira sur la base du campanile du XVIIIe siècle et la terrasse.

Durée de la visite : 1h30

Plus d’infos avec l’Office de Tourisme d’Amiens Métropole au 03 22 71 60 50

Le Parc de La Hotoie

La création du parc de la Hotoie date du XVIIIe siècle mais la région de la Hotoie existe, elle, depuis le XIVe siècle. Il est donc le plus ancien parc public de la ville d’Amiens. Il est située au nord-ouest du centre ville situé entre les quartiers du Faubourg de Hem et de St Roch. Il donnera son nom au quartier.

Le nom de “Hotoie” tient son origine du parc créé au Moyen-Age à l’extérieur de la ville.

Le plan d’eau de la Hotoie et ses Cygnes

A la fin du XIXème siècle, le parc fut très fréquenté par les artistes et couvrira 30 hectares. La création des boulevards diminuera sa superficie et il faudra de grandes fêtes nautiques pour garder sa fréquentation. Leur succès est à l’origine du grand bassin rectangulaire.

Avant la guerre 1939/1945, la fête des écoles, en fin d’année scolaire, réunissait tous les écoliers de la ville d’Amiens dans une joyeuse fête. (Souvenir de Mr Michel Eeckhoutte)

Sa superficie est de 19 hectares avec un étang circulaire de 2,8 hectares. Le bassin accueille régulièrement des canards et des cygnes. Vous y trouverez également une Pelouse avec des jeux pour enfants, un espace arboré à l’est, un plan d’eau le long de la pelouse, un kiosque à musique (côté sud), des terrains de sport, une grande allée centrale, des alignements de tilleuls, d’aulnes, de frênes et des platanes séculaires.

Vous devez utiliser l’allée le long du plan d’eau pour accèder au parc zoologique qui ouvrira ses portes en 1952.

Le parc accueille un certain nombre de manifestations :

– La foire aux pains d’épices (début Avril)
– La grande brocante de Pâques du quartier St Roch/St Jacques
– Jeux traditionnels picards
– Championnat de pétanque
– Concerts (un concert gratuit organisé par la marque Ricard en juin)
– Foire de la Saint-Jean du 15 juin au 15 juillet (depuis 1989)
– Championnat de ballon au point (le 15 Août)
– Spectacles de cirque
– Les Défis “Jules Verne”, les Mongolfiades

Le Kiosque de la Hotoie

Le parc de la Hotoie est très agréable pour les promenades du Dimanche, dans les allées autour du lac, avec un espace aménagé et des jeux pour les enfants.

En 1999, le lycée de la Hotoie avec son imposante pointe de verre a été construit et imaginé par l’atelier Gasnier-Gaussart.

Championnat de Ballon au Point (chaque 15 Août)

Le Jardin des Plantes d’Amiens ou Jardin du Roy

Le Jardin des plantes d’Amiens, appelé à l’origine Jardin du Roy est un jardin botanique, sur 9800 m², situé entre la Citadelle (les remparts de la ville) et le centre ville à Amiens. Il figure parmi les plus beaux et les plus anciens jardins botaniques de France (ses origines remontent au XIII ème siècle). C’est un jardin botanique mais aussi un jardin public et un lieu de production de plantes pour fleurir la ville d’Amiens. Il a le label “Jardin remarquable”.

 

Le Jardin des plantes d’Amiens a plus de 260 ans d’histoire :

Le 13 mai 1751, Louis XV fait don à la mairie d’Amiens du Jardin du Roy, avec un revenu de 2 000 livres, pour en faire un jardin botanique. Il est cédé à vie à l’Académie d’Amiens. Durant la même année (1751), l’Académie des sciences, des lettres et des arts d’Amiens fait construire un pavillon qui servira pour les cours publics sur la botanique dès l’année 1754 et qui se termineront en 1895.

Il sera entièrement transformé par un clerc : Dom Robbe, prieur du couvent des Feuillants. Le Jardin du Roy deviendra le jardin des plantes et servira à l’étude et le perfectionnement des végétaux.

 

A la Révolution Française, le corps médical amiénois et le conservateur Legrand ont empêché sa disparition pour en faire un lieu d’enseignement.

En 1802, la serre chaude et l’Orangerie ont été construit et ont accueilli les herboristes et pharmaciens.

En 1803, Joséphine de Beauharnais, épouse du Premier Consul, a assisté à un cours de botanique du professeur Trannoy.

A partir des années 1830-1840, le Jardin des Plantes d’Amiens devient, grâce au docteur Jean-Baptiste-Grégoire Barbier (directeur de l’École de Médecine et de Pharmacie d’Amiens) et au docteur Lemerchier, une très grande référence dans l’enseignement de la botanique en France. Les premières expositions florales de la Société d’Horticulture de la Somme sont accueillies dans le pavillon du jardin.

 

A la même époque, le Jardin des Plantes fournira les végétaux pour le premier jardin public d’Amiens (square Saint-Denis) et sera mis au service de la Ville. Le conservateur Duflot sera chargé de réorganiser son agencement afin de permettre cela.

Au 20iéme siècle, les besoins de la ville d’Amiens en végétaux devenant important, la mission pédagogique fut mise de côté au profit d’une production végétale croissante.

En 2001, à son 250iéme anniversaire, le jardin des Plantes renouera avec sa vocation première : l’enseignement public en botanique. Il était à l’époque intégré à la faculté des sciences d’Amiens.

Quatre grandes collections de plantes liées à l’histoire de la Région y ont vu le jour en quelques années seulement.

Le Jardin des plantes présente des collections botaniques sur le thème, “des Plantes, des Usages et des Hommes” et il est organisé en 4 ensembles :

l’homme et la consommation
l’homme et la santé
l’homme et l’industrie
la connaissance des plantes.

Le jardin possède :

– une rocaille alpine,
– une collection de rosiers,
– des arbres ornementaux remarquables comme:
– le cornouiller mâle à cinq bras,
– le Cladrastis kentukea (en) (virgilier à bois jaune),
– le Gymnocladus dioica (en),
– le Metasequoia glyptostroboides,
– le Fagus sylvatica asplenifoia (hêtre à feuille de fougère),
– le Quercus macrocarpa (chêne à gros fruits),
– le Quercus phellos (en) (chêne à feuille de saule),
– le Liquidambar orientalis

– des arbres d’alignement tels :
– aesculus indica, (marronnier de l’Himalaya)
– carya ovala caryer ovale (noyer blanc ou tendre),
– nyssa sylvatica (gommier noir),
– celtis (micocoulier)

– plusieurs serres dont une de style Napoléon III, construite en 1895 et rénovée en 2007,
– un palmarium,
– une orangerie, construite en 1802 pour l’acclimatation des végétaux exotiques
– une serre hollandaise de 1970 le long de laquelle, l’été, on peut voir des bougainvillées sur tige.

 

Pour en savoir plus sur ce magnifique jardin Amienois, rendez-vous à l’adresse suivante :

http://www.amiens.fr/attractivite/patrimoine-histoire/patrimoine-naturel/parcs-jardins-patrimoniaux-amiens/jardin-des-plantes/historique/historique.html


Une petite visite vous tente
:

Ouverture : Du 1er avril au 30 septembre : 8h-20h Du 1er octobre au 31 mars : 8h-17h30
Tarifs : GRATUIT
Type de visite : Visite libre, Visite guidée, Rdv Groupes
Durée de visite : 1h00

Le Cirque Jules Verne d’Amiens

Le Cirque Jules-Verne est situé place Longueville près du centre-ville et à quelques minutes de la gare du Nord d’Amiens. Le Cirque Municipal qui se nomme à présent Cirque Jules Verne a été Construit en 1889. Émile Ricquier en a été l’architecte. Émile Ricquier est un ancien élève de Gustave Eiffel et également architecte du département de la Somme.

Cirque Jules Verne d’Amiens

Le cirque Jules Verne est le plus grand cirque en dur de France. Il compte 1 650 places en circulaire ou 1 400 places en mode scène et sa piste fait 13 mètres de diamètre. A son origine il comptait 3100 places. Sa rénovation date de 2003. L’édifice possède également une cheminée de 35 mètres de haut jusqu’en 1958, date à laquelle, la cheminée sera raccourcie de 10 mètres. Il est basé sur un polygone à 16 pans, de 44 mètres de diamètre et 150 mètres de circonférence, centré sur une piste circulaire.

La scène du Cirque Jules Verne

Depuis le 29 octobre 1975, il est inscrit au titre des monuments historiques pour ses façades et toitures.

Le cirque sera prêt pour pour la Foire de la Saint-Jean de juin 1889 et pour fêter le centenaire de la Révolution Française. Il sera inauguré par le maire de l’époque : Frédéric Petit. Jules Verne participera également à l’inauguration et prononcera le discours d’inauguration. Jules Verne est installé à Amiens depuis 1871 et il figure parmi les conseillers municipaux de la ville. Son coût s’élevera à 815 630 francs. Une somme considérable, pour l’époque, principalement aux coûteux travaux de fondations, à l’éclairage électrique et au chauffage central.

Jules Verne

La création d’un Cirque en dur se fait sous l’impulsion d’une Société du Cirque créé en 1865 et l’idée aboutit en 1887. Frédéric Petit, maire de la ville, soutenu par Jules Verne tente alors l’aventure et concrétise le projet.

Avant la création d’un Cirque en dur, on élévait un bâtiment éphémère en planches que l’on démontait ensuite et cela chaque année, pour la Foire de la Saint-Jean. Cette tradition du cirque à Amiens est très ancienne puisque cela remonte à 1845.

En 1916, un obus endommage la toiture et les buvettes, et fait disparaître une des deux marquises de fer forgé placées au-dessus des guichets. Malgré cela, l’édifice resistera aux guerres.

Le Cirque Jules Verne accueille meetings, fêtes, séances de cinéma, compétitions de boxe ou de catch, spectacles de variété et des scènes de films y sont tournées (les Clowns en 1972, Roselyne et les Lions en 1989, les Équilibristes en 1991). Il fait office de cirque, palais des congrès et salle de spectacle polyvalente.

Dans les années 80, l’Ecole de Cirque d’Amiens y est créé qui reçoit le soutien d’Annie Fratellini.

Des travaux de restauration et de nettoyage des façades seront effectués en 1992 s’ensuivra la restauration des espaces intérieurs ainsi que les vitraux du lanterneau dans les années 2000. Sur la coupole, Ernst Caramelle (artiste autrichien) élabore une étoile à huit pointes ressemblant à une toile des chapiteaux itinérants.

La coupole du Cirque Jules Verne

Après 1 an et demi de travaux, le Cirque ouvrira à nouveau ses portes en novembre 2003 et changera de nom pour prendre celui de Cirque Jules Verne. Au cours de cette réouverture, le Cirque Arlette Gruss y présentera son tout nouveau spectacle et transfèrera son siège social à Amiens.

Aujourd’hui, le Cirque Jules-Verne est un Établissement public de coopération culturelle (EPCC) Pôle National Cirque et Arts de la Rue afin de promouvoir le cirque sous toutes ses formes.

Le Cirque Jules Verne

Naissance et histoire de la Tour Perret

La Tour Perret a été concu en 1942 par l’architecte Auguste Perret à Amiens. La tour est un immeuble résidentiel et de bureaux située face à la gare du Nord. La création a été faite dans le cadre du projet de reconstruction de la place Alphonse-Fiquet et de la gare Amienoise après les importantes destructions de la Seconde Guerre mondiale. Amiens, bombardée en 1940 a perdu 5 000 immeubles et la place Alphonse Fiquet a été détruite.

La Tour Perret avant 2005 – Amiens

Débutés le 15 novembre 1949, par les travaux de terrassement et de fondation, la première pierre est posée le 22 mai 1950 et le gros-œuvre est achevé en mars 1952. En 1959, elle a été acquise par l’architecte François Spoerry qui termine l’ouvrage en 1960, après le décès d’Auguste Perret et met en place une société immobilière. Il aménage la tour en appartements et bureaux.

La tour avec ses 27 étages, pour une surface totale de 40 000 m2, a été construite par l’entreprise des frères Perret (Auguste, Gustave et Claude) et l’entreprise Bouvet d’Arras. Avec sa hauteur de 104 mètres, elle est restée longtemps le plus haut gratte-ciel d’Europe de l’Ouest et qualifiée d’Empire State Building de la Picardie par Isabelle Marsay dans Toulouse-Amiens. Elle fut le premier immeuble français en béton de plus de 100 mètres de haut. La tour mesure aujourd’hui 110 mètres et repose sur 18 puits de béton enfoncés à 9 m de profondeur.

La tour Perret est visible à des dizaines de kilomètres autour d’Amiens.

Les caractèristiques de la tour sont l’utilisation du béton armé, l’absence d’ornement, la nudité du béton et la présence d’un toit-terrasse. L’utilisation du béton armé est un exploit pour l’époque.

Avant la construction de la tour Amienoise, Auguste Perret a construit une autre tour de 80 mètres à Grenoble dans le parc Paul Mistral en 1924, portant le même nom que celle d’Amiens et qui se trouve être une tour d’orientation avec les 4 points cardinaux étant gravés à son sommet.

La Tour Perret est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 29 octobre 1975.

Auguste Perret, né à Ixelles en Belgique, le 12 février 1874 et mort à Paris le 25 février 1954, était un architecte français qui fut l’un des premiers techniciens spécialistes du béton armé en découvrant ses vertus à l’Exposition universelle de 1900. Il fut très admiré et aura une grande influence sur les générations futures d’architectes.

 

Buste d’Auguste perret

De nos jours, la tour est dotée à son sommet d’un sablier en verre qui donne l’heure grâce à une animation lumineuse colorée. Ce cube fait six mètres de haut et sept mètres de côté. A chaque changement d’heure, un dispositif géré par un ordinateur, et passe en revue les couleurs de l’arc-en-ciel avec un système de Néons.

La Tour Perret a bénéficié d’un important programme de rénovation et d’embellissement conçu par l’architecte Thierry Van de Wyngaert.

Tour Perret, vue de nuit – Amiens

Je ne pouvait pas terminer cet article sans vous parler d’une société qui vous permet d’admirer la plus belle vue d’Amiens : Panor’Amiens

Cette société vous propose la location en courte durée de l’appartement 23 situé à l’avant dernier étage habitable de la tour Perret d’Amiens que ce soit pour un week-end, quelques jours ou quelques semaines. A plus de 90 mètres de hauteur, vous découvrirez le plus beau point de vue qui vous permettra d’observer à 360° la ville d’Amiens et son agglomération s’étendant sur plusieurs kilomètres aux alentours.